bandeau grossesse anti ondes pas cher

C’est Catherine Sharick, la productrice exécutive du site web de Time, qui a fait le test. Enceinte de sept mois, elle a essayé de nouveaux produits censés protéger son bébé de 99% des ondes émises par les appareils mobiles. Il s’agit en fait d’un package appelé Belly Armor («armure ventrale»), qui comprend la Belly Blanket, une couverture à porter quand on utilise un ordinateur sur ses genoux, et la Belly Band, une sangle ventrale à porter lorsqu’on se déplace dans des lieux exposés aux ondes.
«Les deux produits sont doublés de fibres d’argent qui neutralisent les ondes électromagnétiques –emballez votre téléphone portable dans la couverture et vous pourrez voir le signal réseau faiblir ou disparaître. Les produits semblent marcher, mais ils sont peu confortables à porter, en particulier lorsqu’il fait très chaud, ce qui conduit à se demander: sont-ils nécessaires?»
Accompagnant l’usage croissant d’appareils mobiles et de réseaux sans fil, la peur des ondes électromagnétiques «a créé un marché florissant», signalait Le Figaro l’année dernière:
«Une rapide visite sur Internet permet de découvrir en quelques clics un invraisemblable bric-à-brac d’appareils et de produits destinés à détecter “l’électropollution” ou “l’électrosmog” et à s’en protéger. C’est ainsi qu’une grande marque de produits cosmétiques vante les mérites de son spray anti-ondes censé protéger la peau d’un vieillissement accéléré. D’autres proposent, pour une dizaine d’euros, un patch à coller sur son téléphone portable pour chasser les ondes délétères.»
Jusqu’ici, malgré de nombreuses contestations, aucune preuve scientifique n’est venue appuyer l’hypothèse d’un impact négatif sur la santé des ondes émises par les appareils mobiles que nous utilisons au quotidien. C’est du moins ce qu’affirment l’Organisation mondiale de la santé, la Commission américaine des communications ou encore, en France, le ministère de la Santé. Des études scientifiques viennent régulièrement confirmer cette position, tout en soulignant que des interrogations subsistent. Dernièrement, l’étude Interphone, menée pendant dix ans dans 13 pays, n’a pas conclu a un «risque accru» de cancer pour les utilisateurs de téléphones mobiles, tout en estimant qu’il fallait poursuivre les recherches, vu l’explosion de l’usage des portables.
Dans ce contexte, le port de vêtements anti-ondes par les femmes enceintes ne semble pas être la meilleure solution pour le docteur Laura Riley, directrice médicale à au Massachussetts General Hospital, interrogée par Time.com:
«Au lieu de dépenser du temps et de l’argent à acheter une Belly Band, les femmes enceintes devraient s’employer à bien manger et à faire de l’exercice, ce qui est radical pour aider à réduire les effets négatifs d’une éclampsie ou d’un diabète gestationnel chez l’enfant à naître.»