bobinoir laine electrique

Avez-vous déjà pensé, rien qu’une seule fois, à acheter une machine à tricoter ? Si oui, alors cet article est fait pour vous. Comment la choisir et comment ne pas se faire avoir ? Lisez attentivement les conseils qui suivent et cela devrait se dérouler sans problèmes.
Comment choisir sa machine à tricoter ?

L’achat d’une machine à tricoter s’étudie sérieusement en amont. Non seulement à cause de son prix, qu’il va falloir rentabiliser mais également de la prise en main qu’il va falloir travailler. Il faut également s’assurer que la machine convoitée répond à vos attentes : souhaitez-vous tricoter des fils fins ou plus gros ? tricoter en rond ? faire du simple jersey ou des points plus complexes ? Faites la liste de vos besoins avant de trouver la bonne machine car chacune a ses capacités et ses lacunes.
Sachez également qu’il n’existe plus qu’un seul modèle de machine à tricoter neuve, dont le prix est plutôt prohibitif (aux alentours des 450€), il y a donc de fortes chances pour que vous deviez acheter votre machine d’occasion. Ici aussi les pièges sont nombreux (pièces manquantes, machine à « restaurer » car rouillée…). Voici quelques critères déterminants pour vous permettre de faire un premier tri parmi la profusion de modèles existants.
Machine mécanique/machine électronique :

La machine à tricoter mécanique va exécuter les points de tricot grâce à une sélection qui se fait manuellement donc sur le chariot (photo de gauche) alors que la machine électronique va les exécuter en lisant une carte perforée. La machine électronique présente l’avantage de ne pas pouvoir, ou presque, faire d’erreur dans la réalisation du point. Toutefois, la prise en main peut s’avérer plus complexe qu’avec une machine manuelle. Elle sera également plus chère à l’achat.
Simple fonture/double fonture : la fonture est la grille dans laquelle viennent se loger les aiguilles. C’est également sur la fonture que circule le chariot pour actionner les mailles.
La machine simple fonture (à gauche) ne compte qu’un seul rang d’aiguilles. Ce type de machine tricote exclusivement du jersey (pas de point mousse ou de côtes), les mailles étant toujours dans le même sens. Il est toutefois possible de tricoter des points fantaisie tels que des points ajourés ou du jacquard.
La machine double fonture (à droite) possède deux rangées d’aiguilles positionnées face à face. Ce type de machine permet de tricoter des côtes mais également de tricoter en circulaire ou demi-circulaire. Elle permet également plus de points fantaisie. L’inconvénient est qu’elle est plus difficile à prendre en main pour une novice.
simple fonture / double fonture
La jauge : La jauge détermine le type de fil qui va pouvoir être employé par votre machine. Celui-ci est déterminé par l’écartement entre les aiguilles. Il faut compter les deux tiers de la jauge pour pouvoir déterminer le type de fil à employer : jauge 9 -> fil maximum aiguilles 6.
Sur la photo ci-dessous, un fil qui se tricote en 3,5/4 a été monté sur quelques aiguilles. Vous remarquerez qu’à gauche il est sensiblement trop épais pour pouvoir être employé alors qu’à droite, cela fonctionnera mais le tricot sera légèrement lâche.

Le brevet : Il existe des machines japonaises, suisses et françaises. L’intérêt est de choisir une machine dont les pièces seront compatibles avec d’autres ce qui permet d’en trouver plus facilement.
Les machines françaises sont les suivantes : Singer, Superba et Phildar. Les machines suisses sont principalement représentées par la marque Passap (les autres sont quasiment introuvables). Les machines japonaises sont de marque Brother (ou Erka), Toyota, Empisal ou Silver Reed (la seule neuve actuellement). Ces machines ont pour la plupart une jauge 5 (taille d’aiguilles maxi 3.5).
A côté de ces machines compatibles entre elles, il existe une seconde catégorie de machines : les machines à grosse jauge. Elles permettent de tricoter des fils jusqu’à la taille d’aiguille 6 et sont plus simples à prendre en main. Il s’agit de la BigPhil, Maximaille ou Passap Vario qui permet de tricoter des fils fins ou plus épais, en ne montant qu’une maille sur deux (voir sur la photo ci-dessus).
L’encombrement :
Certaines machines à tricoter, comme la mienne, se rangent dans une valise qui est prévue à cet effet et qui possède un emplacement pour chaque accessoire. Elle est à la taille de la machine et ne prend donc que peu de place une fois repliée. D’autre en revanche, vous seront délivrées dans leur carton d’origine, qui aura pris un petit coup de vieux voire sans emballage. Il faut alors trouver une place pour les accessoires en étant certaine de ne rien perdre.

Ma machine est une EMPISAL KNITMASTER simple fonture à sélection de points manuelle. Elle est parfaite pour une débutante. Le nombre de points réalisable est déjà impressionnant. Je possède une carte pour chaque point qui m’indique quel bouton actionner sur le chariot à chaque rang. Certes, elle ne fait pas certains points basiques comme le point mousse (qui n’est faisable que par une seule machine) ou les côtes (il faut alors remailler manuellement ou tricoter ses côtes à la main puis les monter sur la machine) mais ces points sont remplaçables par d’autres.
Bref, vous l’aurez compris, les critères sont nombreux et il est rare de pouvoir trouver une machine qui réponde à toutes vos attentes. De nombreuses tricoteuses machine en possèdent d’ailleurs plusieurs. Le mieux est encore, à mon avis, de vous procurer une machine simple d’utilisation (simple fonture et d’une marque répandue comme Empisal) pour vous familiariser avec une première machine et faire des modèles simples pour ensuite, si cela vous plait vraiment, investir dans une machine plus complexe.

Acheter sa machine d’occasion.

Le meilleur moyen pour trouver une machine d’occasion est de consulter les sites de petites annonces tels que leboncoin.fr qui en regorge. Une fois la machine convoitée trouvée (pour une simple fonture sans électronique, le prix devrait se situer aux alentours des 80 à 100€, en bon état), prenez rendez-vous avec le vendeur afin de vérifier son état sur place. Voici quelques points à vérifier :
aucune aiguille ne manque (voire quelques aiguilles de rechange sont fournies);
le chariot glisse parfaitement sur les aiguilles sans devoir forcer (mettre pour cela les aiguilles en position de travail c’est à dire les avancer d’un ou deux centimètres, de manière à ce qu’elles soient entraînées lors du passage du chariot);
les accessoires sont fournis au complet (ensemble pêcheur (1) qui sert à créer la tension du fil, compte rangs (2), poids ou peigne en fonction de son type de fonctionnement (3), poinçons de transfert (extrêmement utiles, pour les torsades par exemple, 4), les brides de fixation ou serre-joint qui servent à maintenir la machine sur la table (5), crochet remailleur (6), peigne sélecteur de mailles(7)).

Attention, toutes les machines ne sont pas livrées d’origine avec les mêmes accessoires, afin de savoir quels accessoires sont d’origine, je vous invite à consulter cette liste.

Une fois ces vérifications effectuées et la machine ramenée à la maison, il ne vous reste plus qu’à l’installer et monter vos premières mailles pour votre échantillon (comment ça pas d’échantillon ?).