bracelet anti mal de mer

le mal des transports
On estime qu’un Français sur dix souffrirait du mal des transports. Un état nauséeux qui s’installe progressivement et qui peut aller jusqu’au vomissement. Avant les grands départs en vacances, nous passons au banc d’essai quelques « astuces » pour lutter contre ces nausées et vomissements caractéristiques du mal des transports.

Par La rédaction d’Allodocteurs.fr
Rédigé le 09/07/2014, mis à jour le 22/09/2015 à 10:58

Attention : certaines informations présentées dans la chronique ont été corrigées dans le présent article.

Le bracelet anti-nausées

Contre le mal des transports, il existerait tout d’abord un bracelet anti-nausées…

Une petite boule masse et appuie sur un point d’acupression (le point P6, pour péricarde 6 ou Nei guan pour les intimes de la médecine traditionnelle chinoise). Selon les promoteurs du dispositif, il suffit d’enfiler le bracelet et l’envie de vomir disparaît au bout de cinq minutes. S’il est recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour le traitement des nausées chez les femmes enceintes, et les personnes subissant une chimiothérapie, l’efficacité propre de l’appareil est très douteuse. Selon les études cliniques, les patients qui l’utilisent notent une réelle amélioration des nausées. Mais les expériences réalisées en mettant en jeu d’autres « points d’acupression » démontrent que le bénéfice obtenu n’est rien d’autre que celui de l’effet placebo.

Ce bracelet ne peut pas « faire de mal », mais coûte tout de même 11 euros en pharmacie. Quitte à masser un point de la main sans bénéfice autre que l’effet placebo, il semble plus raisonnable de se masser soi-même (en veillant à ne pas se faire une crampe au pouce) !

Des lunettes contre le mal de mer

Autre méthode contre le mal de mer : une paire de lunettes. Certes pas très esthétiques, ces lunettes sont selon leurs utilisateurs, une arme efficace contre le mal de mer. Le mal de mer ou des transports est lié à un conflit interne entre l’oreille interne et les yeux. Sur un bateau, l’oreille interne dit au cerveau que ça bouge beaucoup. Mais les yeux, eux, sont fixés sur ce que l’on fait : lire un livre, préparer un repas, s’appliquer de la crème solaire… Résultat : deux messages contraires provoquent un mal de mer. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on dit qu’en bateau ou en voiture, le meilleur moyen d’éviter les nausées, c’est de fixer l’horizon ou le bitume.

Ces lunettes sont censées rétablir le dialogue entre les yeux et l’oreille interne (les lunettes donnent à voir ce que ressent l’oreille interne, et le mal de mer est supposé disparaître). Selon le promoteur du dispositif, cela marcheraot aussi en voiture. L’inventeur de ces étranges lunettes est français. Il a déjà créé plus de 5.000 paires. Et il étudie en ce moment un système de ligne d’horizon embarqué en voiture, où les voyageurs pourraient fixer une fausse ligne d’horizon pendant le voyage plutôt que de regarder par la fenêtre. Pour l’heure, il n’y a pas de preuve formelle de l’efficacité du système.

Huiles essentielles et essences, des armes anti-nausées ?

L’arme anti-nausées serait le citron. Ne buvez surtout pas le jus, vous auriez des maux d’estomac terribles. Le secret serait ailleurs : dans le zeste des agrumes. Il suffirait de quelques gouttes de zeste de citron en infusion ou sur un morceau de sucre, et l’envie de vomir va vous passer très vite. On parle de limonène, il est réputé comme efficace dès l’âge de 30 mois. L’efficacité réelle de cette méthode (par rapport à un placebo) reste, là encore, à prouver.

Du côté des huiles essentielles ? Sur les intestins de lapins, on a observé que certains extraits de lavande décontractaient l’animal et lui évitait des spasmes. Mais les effets sur l’homme ne sont pas démontrés.

L’huile essentielle de menthe poivrée, à très faibles doses, est utilisée comme anti-nauséeux en soins palliatifs. Mais attention, la menthe poivrée est contre-indiquée chez l’enfant de moins de 6 ans, car elle peut s’avérer toxique.

Le sac à vomi, un fidèle compagnon de route

En cas d’extrême urgence, pensez au sac à vomi. Il est vraiment indispensable, mais attention ne vous contentez pas de la version « cheap » que l’on vous sert dans les avions. D’abord, il n’est pas très élégant mais en plus il présente un risque important de débordement ou d’éclaboussures intempestives. Bref, pas facile de viser dans la cible sans laisser de traces. Une difficulté qui augmente en fonction de l’âge : plus on est petit, plus il est difficile de viser juste.

C’est pourquoi il est conseillé de se tourner vers un sac équipé d’un entonnoir à fabriquer en deux temps, adapté au petit visage. L’idée brillante se trouve surtout dans une valve qui se referme, empêchant vomi et odeurs de suinter ! Son prix : 1 euro le sac.