chalumeau bijoutier pas cher

J’ai acquis une formation de tôlier, de tuyauteur/soudeur et après avoir parcouru pendant trente cinq ans les chantiers de France et du Benelux, je suis devenu responsable d’une chaudronnerie puis projeteur, ingénieur de projets pour finir chef d’établissement ingénierie.

Retraité, j’ai aménagé et équipé un atelier où je réalise des sculptures métalliques : j’ai réussi à combiner et aménager un coin de paradis ou j’aime laisser libre cours à mon imagination.

Les casses et les vide-greniers n’ont plus de secrets pour moi. J’y trouve des objets insolites et des vieux outils que je collectionne ou que je transforme en objet d’art.

J’aime aussi la décoration, la peinture sur toile et le jardinage. Je suis l’évolution des nouvelles technologies concernant les outils.

Faire partager ma passion et vous conseiller humblement dans vos choix de matériel est un réel plaisir.

Les questions que l’on se pose…

Soudure et soudage, bonnet blanc et blanc bonnet ?

Souder c’est réunir au moins deux parties d’un assemblage pour en assurer la continuité. Le soudage désigne l’opération et la soudure, le joint résultant de l’opération. Je me suis fait taper sur les doigts pour avoir oublié cette précision… un premier conseil, partez sur de bonnes bases !

A quoi ressemble un ensemble de soudure au chalumeau ?

Tout le monde connait le mot mais entre le chalumeau que l’on manie d’une main et que l’on utilise en plomberie ou en pâtisserie pour caraméliser les crèmes brûlées et le chalumeau bi-gaz, il y a un fossé. Lumière sur ce qui fait fondre le métal !

Le chalumeau mono-gaz multiusage appelé aussi lampe à souder : composé soit d’une grosse bouteille de butane, de propane ou d’une cartouche jetable, d’un détendeur préréglé, d’un flexible raccordé à une poignée avec son bouton de réglage de chauffe, il fut pendant longtemps l’équipement de base des plombiers pour braser, cintrer ou étamer des tuyaux. Au contact de la flamme, un bruleur interchangeable permet d’atteindre des températures jusqu’à 1600°C. Question autonomie, les cartouches ont une durée de vie d’une à deux heures maximum en fonction des travaux.

Le chalumeau bi-gaz : au système mono gaz précité on adjoint un comburant, l’oxygène, pour obtenir une chaleur optimale de l’ordre de 2800°C à 3000°C. Ces ensembles très bien présentés et très compacts, faciles à ranger, sont pratiques pour les petites réparations en plomberie, et pour s’initier au soudage autogène. En outre leur kit contient de toutes petites buses destinées à la réparation en bijouterie. Mais là encore, l’autonomie est restreinte.

Le soudage autogène ou oxyacétylénique, autre bi-gaz employé en industrie et chéri des plombiers modernes, cet ensemble se compose de :
une bouteille d’acétylène dissous à 17 bars, le combustible, ogive (sommet de la bouteille) de couleur marron ;
une bouteille d’oxygène gonflée à 195 bars, le comburant, ogive de couleur blanche, sous haute pression ;
deux manodétendeurs distincts réglables ;
deux flexibles obligatoirement de couleurs différentes, bleu pour l’oxygène, rouge pour l’acétylène ;
un chalumeau spécifique qui assure le mélange des deux gaz complète le nec le plus ultra des ensembles de soudage. La précision et la finesse de soudage sont obtenues avec des buses interchangeables.
Il y a une raison si le soudage oxyacétylénique est préféré des soudeurs, la flamme produite par le chalumeau possède d’énormes qualités :

c’est la plus chaude, entre 3100°C et 3200°, elle est composée de trois zones de chauffe ; le dard, le panache rosé (plus beau que celui d’Henri IV !) et la zone réductrice de couleur bleutée qui est la zone de chauffe essentielle du soudage autogène. Et ça, je l’ai retenu de mon prof d’atelier il y a pourtant bien longtemps!
elle est facilement réglable, les buses interchangeables sont disponibles sur un support en forme d’étoile. Elles sont toujours fournies avec le chalumeau et sont classées en termes de débit en litres/minutes. Elles doivent toujours être propres pour avoir un dard impeccable : un bon soudeur a toujours l’alésoir du soudeur dans sa poche.

Important : pour la sécurité, on place sur chaque flexible au plus près du chalumeau deux anti-retours, de couleur identique aux boyaux, pour éviter le retour de flamme jusqu’aux bouteilles. Cet accident pouvant être provoqué par un chalumeau en mauvais état, soyez vigilent.

Quel est le principe de fonctionnement ?

Pour le poste mono gaz, il suffit de chauffer à la température requise pour le métal d’apport (étain ou brasure argent) sans oublier d’utiliser le décapant qui va bien avec.

Dans ce cas de soudage, la pièce à souder n’est pas mise en fusion. Il suffit d’atteindre la température de fusion du métal d’apport pour exécuter la soudure. Les températures de fusion sont différentes selon leur nature. Utiliser le chalumeau en fonction de ces paramètres est le bon choix.

En fonction de la taille de l’objet ou du tube à souder, on utilise des bruleurs différents pour concentrer au mieux la chauffe à l’endroit de la soudure. Pour une soudure difficile d’accès par exemple, il existe des pannes dédiées pour ne pas détruire l’environnement de la soudure.

Avec un chalumeau mono-gaz on peut aussi chauffer une pièce à former, décaper la peinture d’une tôle ou même bruler une crème !

On s’attardera essentiellement sur la soudure autogène, équipement similaire au poste bi-gaz mais plus sophistiqué.

Comment sont classés les chalumeaux ?

Tout simplement, en taille, du plus petit au plus gros :

N°00 avec buses de 10l/mn à 40 l/mn (petit soudeur) ;
N°0 avec buses de 50l/mn à 200 l/mn (soudeur le plus utilisé) ;
N°1 avec buses de 250l/mn à 1000 l/mn (chalumeau chauffeur) ;
N°2 avec buses de 1250l/mn à 5000 l/mn (gros chalumeau chauffeur).

Bien entendu, cet éventail de choix est tributaire de l’épaisseur des tôles ou profilés à souder. En théorie, on considère un débit de 100l/mn par mm d’épaisseur ; le diamètre du métal d’apport est équivalent à l’épaisseur de la tôle. Il est évident que le N°2 est plutôt réservé à la chauffe de pièces à former !

Prêt à souder ?

Les bouteilles sont ouvertes, les détendeurs réglés à la pression de 0,05 bar à 0,1 bar pour l’acétylène (C2H2) et de 1 à 1,5 bars pour l’oxygène (02).

Le chalumeau possède deux boutons réglables, un pour chaque gaz, identifiables grâce à leur couleur. On ouvre d’abord l’acétylène puis l’oxygène (1/4 de tour de robinet de bouteille suffit) ensuite on allume le chalumeau avec un allume gaz spécifique puis on règle la flamme de manière à avoir un dard très fin et très net.

Entrainez-vous à chauffer les tôles pour maitriser la fusion, ce n’est pas grave si vous faites des trous la première fois, c’est ça l’apprentissage !

La maitrise de la fusion étant acquise, on peut maintenant démarrer le soudage en utilisant le métal d’apport approprié en diamètre et en qualité.

Au début, lors des réglages, le métal peut sauter -attention aux vêtements ! Recommencez encore et encore jusqu’à obtention du bon réglage.

Une précision concernant la bouteille d’acétylène : le gaz étant dissous dans l’acétone, il est conseillé de ne pas vider les bouteilles complètement et aussi de ne pas les coucher car dans les deux cas vous brulez l’acétone, la flamme est moche et la soudure pas belle.

Encore un truc sympa : si on vous parle d’économiseur, sachez que c’est un accessoire support qui permet de couper ou d’ouvrir automatiquement les arrivées des deux gaz lorsque vous posez le chalumeau dessus.

Un coup d’œil sur les incidents de marche ?

Vu la machine, il n’est pas rare de constater des disfonctionnements cependant, ils sont souvent sans gravité !

la flamme est déréglée : diminution de la pression d’un des gaz ou mauvais état du chalumeau ;
claquements : soit l’orifice de la buse du chalumeau est obstruée dans ce cas la nettoyer avec l’alésoir du soudeur, soit il se produit un échauffement de la buse, dans ce cas couper l’acétylène et ne laisser sortir que l’oxygène afin de refroidir ladite buse ;
feu interne au chalumeau : échauffement trop important de la buse, couper les gaz et redémarrer ;
flamme fuligineuse (noirâtre produisant de la suie), veillez au bon dosage des gaz.
Un dernier mot pour la fin ?

En résumé, choisir son chalumeau c’est cibler précisément l’utilisation qu’on veut en faire à minima et à maxima. Dans ce créneau correspond assurément une gamme de produits qui vous conviendra.

Ne reste plus qu’à vous laisser séduire par le matériel qui fera de vous un expert du chalumeau !