couveuse manuelle pas cher

L’oeuf comprend trois parties principales :

la coquille (enveloppe dure de calcaire) qui représente 10% du poids de l’oeuf.
Le blanc ou ovalbumine, qui est riche en matières azotées et en protides.
Le jaune ou vitellus, riche en protides et lipides, qui contient dans sa partie supérieure le germe.
Le poids de l’oeuf varie de 50 à 70 g selon la race et l’âge de la poule de même pour la couleur de l’oeuf qui varie en fonction de la race de la poule (race Leghorn – œuf blanc, race Marans- oeuf extra roux, race Araucuna – oeuf vert…)

La ponte

Contrairement aux autres volailles, la ponte est spontanée pour la poule. En effet, la présence du coq n’est pas obligatoire pour que la poule ponde. Le cycle de ponte d’une poule est diffèrent pour chaque race. Chaque poule dispose d’un chapelet d’œuf qu’elle pondra avant de faire une pause de quelques jours pour pondre ensuite le chapelet suivant. Pour pondre au maximum, une poule a besoin de treize à quatorze heures de lumière sur vingt-quatre. Il peut s’avérer nécessaire de compléter la lumière naturelle par la lumière artificielle.

Sélection des oeufs

L’éclosion se fait rarement dans de bonnes conditions lorsque les oeufs sont trop petits ou trop gros, il est préférable de choisir de taille moyenne. De plus, les oeufs présentant des anomalies de la coquille et des formes anormales sont à éliminer. La couleur des coquilles est sans influence sur la possibilité de l’éclosion. Ces oeufs doivent provenir de reproducteurs sains, pas trop âgés ni trop jeunes, si possible non consanguins et bien nourris.

Afin d’éviter de mettre en incubation des œufs fêlés ou présentant des anomalies, nous vous conseillons de mirer vos œufs. Ainsi vous détecterez facilement les œufs impropres à l’incubation. Evitez également la mise en incubation d’œufs souillés qui se traduit souvent par un échec.

Stockage des oeufs

Pendant cette période de conservation (d’une durée maximale d’environ 8 jours)), les oeufs doivent être conservés dans un local aéré mais à l’abri des courants d’air, du soleil et des poussières, température variant de 12 ° à 15° C. Veillez à ne pas stocker les œufs plus de 8 jours car ils perdraient alors de leur potentiel d’éclosion. Durant leur stockage, les oeufs sont placés dans une position horizontale naturelle ou vertical avec la pointe de l’œuf orientée vers le bas. Afin d’éviter que le jaune adhère à la coquille, il est recommandé de retourner de 180° l’oeuf, deux fois par jour, matin et soir.

Vous pouvez stocker vos œufs dans une caisse dans laquelle vous disposerez du blé afin d’y disposer les œufs. La solution la plus facile restant l’acquisition d’une station de retournement qui stockera les œufs dans d’excellentes conditions et qui les retournera plusieurs fois par jour sans que vous ayez à vous en préoccuper..

Développement de l’oeuf

Le développement de l’oeuf s’effectue en jours, l’embryologie des oeufs est analogue : seul diffère le nombre de jours, il se compose de 6 grandes étapes :

le 3eme jour on peut distinguer certains organes du poussin : cour, vaisseaux sanguins
le 5eme jour le blanc se trouble, le bec et les ailes se dessinent
à partir du 8eme jour l’embryon commence à bouger
au 15eme jour l’ossification se développe : le poussin est formé et emplumé
vers le 18eme jour, le jaune émigre vers la cavité abdominale du poussin ceci permettra d’assurer sa nourriture les deux ou trois jours après l’éclosion. Les mouvements du poussin sont brusques, la formation des pattes et du bec est achevée.
enfin, le 21ème jour, le poussin respire dans la chambre à air, il prend rapidement de la force, s’agite et commencer à bêcher, il brise sa coquille.

Incubation des oeufs

Il existe deux sortes d’incubation : l’incubation naturelle et l’incubation artificielle. L’incubation naturelle est une couvaison effectuée par la poule elle-même tandis que l’incubation artificielle consiste à couver et assurer le développement de l’oeuf au moyen d’appareils d’élevage appelés « couveuses » ou « incubateur ». Récoltés aussi rapidement que possible après la ponte, les oeufs doivent être idéalement mis en incubation sous moins de 8 jours.

Transport des oeufs

Il est déconseillé de transporter des oeufs, car ils auront moins de chance d’éclore quel que soit le colis utilisé.

Le transport peut provoquer des dégâts à l’intérieur de l’oeuf tels que la rupture de la chalaze ou de la membrane vitelline. Toutefois si vous décidez de vous faire envoyer des œufs fécondés par un éleveur, veillez à bien respecter un temps de repos des œufs de 24 heures à partir de la réception de votre colis.

Mirage des oeufs

Le mirage est une méthode qui permet d’ausculter l’intérieur d’un oeuf en le plaçant entre l’oeil et une source de lumière intense. Cette méthode permet alors de distinguer les oeufs non fécondés, les œufs avortés… et les retirer de la couveuse.

Nous proposons aussi des mire-œufs perfectionnés permettant de mirer les oeufs dans les nids lorsqu’ils sont couvés de manière naturelle.

Tout oeuf doit être miré avant l’incubation. On supprime ceux qui présentent à l’intérieur, soit un corps sombre soit une ombre douteuse (corps étrangers), soit une poche d’air (oeuf trop vieux).

A 7 jours d’incubation, on peut mirer les œufs et ainsi constater si les œufs sont fécondés. On écartera les œufs non fécondés. A ce moment il est également conseillé de vérifier le bon développement de la poche à air. Celle-ci permettra au poussin de respirer au moment de l’éclosion. La poche à air doit représenter environ 1/3 de l’œuf avant l’éclosion. Si la poche à air est trop grande, c’est que l’humidité dans la couveuse n’est pas suffisante. Si la poche à air est trop petite, c’est que l’humidité dans la couveuse est trop importante. L’erreur la plus fréquente est d’apporter trop d’humidité, le poussin aura alors énormément de mal à sortir de son œuf car il respirera très difficilement.

A 14 jours, on peut contrôler le bon développement de la chambre à air. A 19 jours, avant de stopper le retournement des œufs, on peut également mirer les œufs pour écarter les œufs qui auraient pu avorter.

Préparation de l’incubation artificielle :

Pensez à placer votre couveuse dans une pièce à température stable (idéalement 18-20°C) et à l’abri du rayonnement direct du soleil. Puis branchez votre couveuse quelques heures avant la mise en incubation des œufs. Les œufs seront ainsi placés dans un environnement stable.

Le déroulement de l’incubation artificielle

Pour assurer une bonne incubation artificielle, plusieurs paramètres sont à surveiller.

La température. Celle-ci doit être de 37.7°C tout au long du processus d’incubation. Les incubateurs modernes disposent généralement d’un thermostat digital qui affichera clairement la température de la couveuse. Pensez toutefois à contrôler la température au moyen d’un thermomètre. Il la couveuse affiche une valeur complètement différente, il faudra peut être calibrer votre couveuse. Utilisez pour cela un thermomètre très fiable et précis.

L’humidité est un paramètre important pour le bon déroulement de l’incubation. 45% d’hygrométrie pour les 18 premiers jours puis 65% pour les 3 derniers sont les valeurs à respecter. Des valeurs d’hygrométrie trop importante sont plus néfastes que des valeurs insuffisantes car la poche à air de l’œuf ne se développera pas suffisamment et le poussin ne pourra en sortir. Mirer les œufs est une excellente façon de déterminer si le développement se fait correctement. Si la poche à air grandit trop vite, on ajoute de l’eau et si elle ne se forme pas ou trop lentement, on abaisse alors le taux d’hygrométrie.

Le retournement des œufs est indispensable pour éviter que l’embryon n’adhère à la coquille. Les incubateurs se classent en plusieurs catégories :

Les couveuses à retournement manuel qui nécessitent une présence quotidienne pour retourner les œufs (minimum deux fois par jours)

Les couveuses à retournement semi automatique qui permettent un retournement rapide d l’ensemble des œufs simultanément.

Les couveuses à retournement automatique qui sont équipées d’un moteur. Vous ne vous souciez alors plus de rien.

Couveuses naturelles

La poule couveuse

Certains éleveurs préfèrent les couvées naturelles aux couvées artificielles. Une poule peut couver de 12 à 15 oeufs de poule, ou peut être utilisée pour couver jusqu’à 10 oeufs de cane ou 4 oeufs d’oie.

En principe les races de poules lourdes couvent mieux que les races légères, mais il se peut que dans les races lourdes, on trouve de mauvaises couveuses. L’éleveur doit donc sélectionner ses poules en fonction de leur capacité à couver.

Les races dites couveuses sont le plus souvent : la Faverolle, La Sussex, La Wyandotte, la Nègre-soie ou encore la Pékin.

Le calme est indispensable aux couveuses. Il est recommandé d’isoler la poule couveuse des autres poules pondeuses et des autres couveuses, afin d’éviter conflits et batailles

La cane couveuse

Le pourcentage de fécondité le plus élevé se trouve chez les races de canes dites légères, disposant dans son environnement d’un plan d’eau. Le plan d’eau est important car il facilite la reproduction. Il semble plus facile pour le canard de féconder les canes lorsqu’il se trouve dans l’eau que sur la terre ferme.

Les canes Barbarie sont de très bonnes couveuses. La nichée varie en fonction du nombre d’oeuf que la cane a pondu ou du nombre d’oeuf qui lui a été confié.

L’oie couveuse

L’oie est une excellente couveuse, elle peut couver aisément une vingtaine d’oeufs. Mais celle-ci peut réserver de désagréables surprises à l’éleveur au moment de l’éclosion.

En effet, il est fréquent qu’elle abandonne le nid et le reste de la couvée lorsque deux ou trois oisons ont vu le jour.

La durée d’incubation est de trente jours.

La dinde couveuse

La ponte des dindes est très variables. Certaines races pondent jusqu’à 80 oeufs mas la plupart des dindes pondent environ 40 oeufs.

L’incubation dure 28 jours.

La pintade couveuse

La pintade est une bonne pondeuse mais une mauvaise couveuse.

L’oeuf se présente entre onze et quatorze heures. La ponte, difficilement contrôlable , est d’environ cent oeufs.

Durée d’incubation des oeufs

Caille domestique

17 jours

pigeon

19 jours

poule

21 jours

cane

28 jours

dinde

28 jours

faisane

28 jours

pintade

28 jours

oie

30 jours

paonne

30 jours

Cane de barbarie

35 jours

cygne

36 jours

Eclosion des oeufs

L’éclosion normale dure vingt-quatre heures. Toute durée anormale est néfaste.

Ne tentez jamais d’aider un poussin qui semble avoir du mal à sortir de l’œuf. Si il ne sort pas c’est bien souvent qu’il a une déformation, qu’il n’est pas complètement formé…

N’ouvrez jamais votre couveuse pendant la phase d’éclosion. Vous diminueriez instantanément l’hygrométrie dans la couveuse et risquerez de condamner les poussins qui n’ont pas encore éclos. En effet la membrane entourant le poussin risquerait de s’assécher très rapidement et emprisonnerait le poussin dans sa coquille.

Après l’éclosion, le poussin aura besoin de 12 à 18 heures pour sécher mais préféré le laisser une journée entière, la température de séchage doit être égale à celle de l’éclosion. Il suffit donc de laisser les poussins sécher tranquillement dans leur couveuse.

Les poussins peuvent rester jusqu’à 72 heures en couveuse sans aucun problème.

Premier age

Conseils pour le premier age

Une fois le poussin sorti de sa couveuse, il sera placé en éleveuse pendant les 15 premiers jours à une température de 35 a 38°C sous la lampe infrarouge. Observer le comportement de vos poussins, si les poussins sont tous sous la lampe c’est qu’ils ont froid, s’ils s’éloignent dans un coin c’est qu’ils ont trop chaud par contre si vos poussins sont éparpillés dans l’éleveuse c’est que la température est parfaite. La pièce où est placée l’éleveuse sera maintenue à une température de 15 à 18°C.

Les poussins doivent avoir la possibilité de se placer au chaud ou au froid selon leurs besoins. La surface de l’éleveuse doit donc être suffisante pour permettre au poussin de se placer où il le souhaite.

La mortalité déplorée pendant les dix premiers jours est souvent due des fautes d’élevage. L’alimentation ou le local d’élevage peuvent être incriminés.

Le chauffage sous éleveuse :
La chaleur doit assurer aux poussins de toute nature, une température constante, diminuant au cours des semaines.

La régularité de la température de chauffage constitue un des points les plus délicats de l’élevage artificiel

Température dans la poussinière ou la salle d’élevage :
La température dans la poussinière doit être supérieure à 15 °C.

Le surpeuplement :
L’entassement des poussins sur une surface trop exiguë est une erreur. Il est cause de santé déficiente et d’u ralentissement de croissance.

Les litières :
La qualité des litières est un point important pour la réussite de l’élevage premier age. Toute litière présentant une odeur suspecte doit être écartée. L’alimentation par les abreuvoirs est conseillée.

Les maladies du premier age

Voici une liste non exhaustive des maladies aviaires :

Coccidiose : Différents parasites comme les Eimeria provoquent chez les volailles une diarrhée rouge et sanguinolente. L’age des sujets, lors de l’infection par la coccidiose se situe aux environs des dix-septième et cinquante-deuxième jours.

Colibacillose : Cette infection se présente sous la forme d’une diarrhée blanche.

Dermite : Elle se caractérise par la présence de croûtes aux coins du bec, à la mandibule inférieure et sur le pourtour des narines. Elle traduit une déficience en vitamine B.

Histomonose : Les symptômes sont ceux des infestations intestinales (manque d’appétit, amaigrissement, excréments de couleur soufrée).

Hépatite à virus du caneton : Apparition soudaine vers le troisième ou quatrième jour. Lésions localisées au foie, à la rate ou aux reins, lesquels sont hypertrophiés.

Infection ombilicale des poussins : De strictes mesures d’hygiène sont le meilleur moyen de lutte.

Maladie de la culbute chez le caneton : Cette maladie atteint les canetons de une à trois semaines ; elle se traduit par une désorganisation des mouvements chez les sujets atteints.

Pullorose : La pullorose est transmise par les oeufs qui donnent des poussins porteurs de germes. Parmi ceux-ci certains meurent dans les jours qui suivent l’éclosion et d’autres résistent et vivent porteurs de germes.

Pneumonie des poussins : Elle est causée par un excès de chaleur ou de froid. Il faut donc craindre les courants d’air responsables de refroidissements mortels.

Rachitisme : C’est une maladie nutritionnelle, elle atteint les poussins dès leurs premières semaines ; elle se manifeste par des pattes écartées, des doigts tordus, des déformations du bréchet et du bec.

Syngamose : Ce sont des parasites qui envahissent le voies respiratoires comme la trachée. Ils provoquent un bâillement continuel.