cuissarde peche pas cher

Comme vous le constatez, la majorité des pêcheurs y ayant répondu disent utiliser des waders.
Dans mon dernier article sur les waders CAPERLAN je donne au début rapidement mon avis sur l’utilisation des waders : « Je préfère pour ma part pêcher en cuissardes plutôt qu’en waders !! ». Je vais vous donner dans cet articles les différentes raisons qui déterminent mon choix. OUI, le wading est intéressant dans certaines conditions ou pour certaines pêches comme la nymphe au fil mais il a ses limites….

1- Les cuissardes pour une raison de prix

truite-en-cuissardes
id= »attachment_2806″ align= »alignright » width= »600″ caption= »truite-en-cuissardes »
C’est avant tout pour une question de prix que je pêche en cuissarde. Je trouve le prix d’une paire de waders respirante exorbitant !!! Je pêche beaucoup et surtout je suis amené à passer dans des endroits critiques (ronces, végétation dense, bois,…), je ne suis pas tranquille avec une paire de waders à 400€ sur moi.
Alors depuis quelques années, je pêche avec des cuissardes bon marché en PVC.
A l’époque c’était en Franc, maintenant c’est 29,95€ pour les cuissardes START chez Décathlon que je débourse pour 3 à 5 ans de pêche active !!
Le PVC est un peu chaud en été en pleins soleil mais vous vous trempez une fois toutes les heures histoire de vous rafraichir si vraiment vous cuisez. Au pire, il existe également des cuissardes respirantes chez Taimen mais elles resteront plus fragile que le PVC.

2- La simplicité des cuissardes

Une fois de plus, quand je vais à la pêche, j’y vais pour pêcher. Je simplifie au maximum les choses, pas de gilets, 3 bobines de fils dans la poche, 2 boites à mouche dans l’autre, l’épuisette coincée dans le pantalon ET C’EST PARTIS je pêche alors que vous êtes seulement en train d’accrocher vos bretelles !! Oui c’est un peu provoque mais dans un monde ou tout le monde cours ces petites choses font parfois la différence.
Vous l’aurez compris, la paire de cuissardes ne prend pas de place et surtout elle est simple d’utilisation. Rapide à enfiler et pas de chaussures de wading. Pour couronner le tout, la paire de cuissardes ne demande pas une technique de repliage et de séchage particulière.

id= »attachment_2804″ align= »alignright » width= »600″ caption= »Voici une marche d’approche avec mes cuissardes reboulées… »

3 – « Un traqueur de grosse truite n’utilise pas de waders, il pêche en short ou en cuissarde«

Comme Zanella l’explique très bien dans son interview « Zanella, tous ses secrets pour leurrer les plus grosses truites de France« , quand vous attaquez une grosse truite, il faut être prêt à aller au bouillon à tout moment. Zanella a réussi à prendre des truites sur la basse rivière d’Ain que beaucoup de pêcheurs ont perdus. C’est juste un exemple qui doit faire réfléchir sur l’importance d’être prêt à aller à la flotte quand on attaque de gros poissons.
2eme chose, avant d’avoir la chance de toucher un monstre, il faut pouvoir l’approcher !! Si vous rentrez dans l’eau, vous augmentez les chances de vous faire griller non pas par la grosse que vous voulez attaquer 5m plus haut mais par les riquettes que vous n’avez pas vus et qui ont données l’alerte au moment ou vous êtes rentré dans l’eau. Alors retenez que vous devez rentrer dans l’eau uniquement si vous n’avez pas d’autres solutions.
Dernière chose, vous êtes beaucoup plus visible en waders qu’en cuissarde. D’une part, la majorité des waders sont malheureusement de couleur claire (conçues en général pour la pêche en mer avant tout), d’autre part elles ne vous permettent pas d’être entièrement camouflé. Alors que les cuissardes « reboulées » en botte laissent vos vêtements de camouflage visibles.

4- Les waders peuvent tuer !

Vous allez me dire que si je peux pêcher en cuissarde, je peux très bien pêcher en waders et approcher les mêmes poissons tout en restant sur la berge. Oui mais c’est beaucoup mois dangereux de sauter à l’eau en cuissarde qu’en waders !
Bien souvent je retourne mes cuissardes comme pour faire des bottes. Je les accrochent à mon pantalon uniquement quand je veux aller dans l’eau. Le risque de noyade avec des waders existe : si vous glissez ou que vous perdez l’équilibre, vous vous retrouvez le cul dans l’eau (c’est le cas de le dire), ensuite vos waders se remplissent d’eau en commençant par les pieds. Si par mal chance vous n’avez plus pied, les waders vous tirent vers le fond et c’est la noyade.
Si vous vous retrouvez dans cette situation, il ne faut surtout pas paniquer, vous vous laissez aller en vous allongeant à la surface en attendant de retoucher la berge.
Voici un article intéressant sur « la noyade en waders« pour compléter plus précisément mes propos.

5- Le wading fait souffrir nos rivières.

Voici la principale raison pour laquelle cet article me tenait à coeur. Il y a des APPMA qui interdisent les waders sur leurs parcours. D’autres interdisent strictement de rentrer dans l’eau et ce toute l’année (pas uniquement avant l’ouverture de l’ombre comme beaucoup).
Vous le savez surement, l’essentiel de la vie d’une rivière est déterminé par ce qui tapisse le fond (le frai, les larves, les pousses de radiers,…). Les exemples sont nombreux, on a peur de la sur fréquentation des Kayakistes, on est inquiet quand on voit le fond se colmater bref on connaît l’importance du fond de nos rivières. Alors pourquoi patauger autant ? Je trouve que trop de pêcheurs pataugent pour rien. Il y a des parcours très pêchés qui souffrent par cette pratique excessive du wading. Les populations de truites et ombres sont très sensibles à cela.
Je me rappel de certaines gravières à Goumois qui étaient très poissonneuses avant l’ouverture de l’ombre et qui devenaient désertes après quand les pêcheurs peuvent rentrer dans l’eau.

Les solutions intermédiaires

Cela fait plusieurs années que je pêche exclusivement en cuissarde ou sans rien du tout mais j’ai quand même testé quelques fois le wading d’une part pour tester la gamme Caperlan d’autre part pour prospecter de nouveaux postes en début de saison. Mais je reboule toujours mes waders pour avoir l’équivalent d’un pantalon.
nymphe-au-fil-en-cuissardes
id= »attachment_2805″ align= »alignleft » width= »600″ caption= »nymphe-au-fil-en-cuissardes »
Du coups j’ai accès plus facilement à mes boites de nymphes, à mon épuisette bref c’est bien plus discret que mes waders pour me rapprocher des truites (je ferai un article prochainement sur l’importance du camouflage).
Pour réaliser un article complet, je vous ai trouvé un autre intermédiaire entre les waders et les cuissardes : THE Airflo Whitewater Waist Fishing Waders. Je n’ai pas testé mais l’idée est pas mal je trouve. Il me semble que d’autres marques proposent cet intermédiaire.

CONCLUSION

Au delà du prix, j’ai donc relevé beaucoup d’avantages aux cuissardes. Je pêche pourtant des moyennes rivières à la ratafouillette et/ou en nymphe au fil sans aucun problème. Si vous hésitiez, je pense que maintenant votre choix ira vers une paire de cuissarde.
La cuissarde idéale pour moi serait celle qu’on pourrai transformer en botte en repliant/reboulant le haut quand on ne rentre pas dans l’eau avec un système de pression au niveau du genoux… si des chefs de produits me lisent il sauront que je serai un adepte.
Si vous faites partie de la majorité de pêcheur qui ont des waders, s’il vous plait limitez au moins vos déplacements dans l’eau. Moins vous rentrez dans l’eau plus vous aurez de chance de faire du poisson aujourd’hui mais surtout demain.
Et vous alors, qu’utilisez vous et pourquoi ?