epieu de chasse pas cher

Une arme d’epieu est une arme blanche composée d’une lame ou d’une pointe métallique fixée au bout d’un long manche, généralement en bois, appelé hampe. Elle est utilisée pour le combat rapproché.

La plus répandue est la lance, utilisée notamment par les lanciers. Celle-ci, malgré son nom, ne se lance pas (contrairement par exemple au javelot, qui est jeté) en Occident, mais peut être utilisée au lancé dans le cas de la lance de bambou (筅槍, 筅枪), plus légère que la lance en bois plein, principalement utilisé en Chine.

L’intérêt des armes d’epieu est d’augmenter le moment angulaire, et donc la force d’un coup de taille (avec le tranchant). L’augmentation (parfois très significative) de l’allonge n’était pas à dédaigner non plus, surtout chez les cavaliers. De plus, quand le manche est fait de matériau souple (comme le bambou), il peut se courber et vibrer, permettant au fer de contourner une protection.

L’usage des armes d’epieu est très ancien, il remonte à la préhistoire.

Les armes d’epieu sont relativement peu chères, et simples à fabriquer comme à utiliser, car elles sont souvent dérivées d’armes de chasse (comme l’épieu) ou d’outils agricoles (comme la faux de guerre).

Les lances ont ainsi probablement d’abord été utilisées à la chasse, comme arme de jet ou pour frapper directement ; la possibilité de frapper une proie tout en la gardant à bonne distance a dû apparaître très vite comme avantageuse aux chasseurs. De plus, une fois plantée avec une inclinaison dans le sol, c’est une défense très efficace contre une charge (de cavalerie ou celle d’un prédateur).

Des unités rangées d’hommes équipés d’armes d’epieu ont également été reconnues rapidement comme des unités de combat efficaces (voir phalange hoplitique, phalange macédonienne et sarisse dans le cas de l’Europe antique) :

en défense, il était difficile de toucher les hommes derrière leurs lances ;
en attaque, elles dévastaient tout sur leur passage.
Les points faibles sont : une lenteur à manœuvrer pour pouvoir conserver la formation, la fragilité en cas d’attaque de flanc ou de dos et le besoin d’un terrain dégagé pour manœuvrer.
Avec la généralisation des combattants cuirassés, particulièrement la cavalerie, les armes d’epieu ont combiné le fer de lance (pour les coups d’estocs) avec un fer de hache ou autre, pour les coups de taille.

Les armes d’hast ont par la suite été largement surpassées par les armes à feu. Cependant, l’utilisation de la baïonnette lors des assauts modernes peut être vue comme une survivance des armes d’hast.

Elle a donné son nom à une partie des légionnaires romains, les hastati.