explosimetre pas cher

Fuite de gaz, flaque d’hydrocarbure, levée de doute, l’explosimètre fait partie des outils indispensables à la sécurité du sapeur pompier en intervention.

Je ne me souviens que d’une chose de mes cours de FI à propos de l’explosimètre : le pont de Wheatstone ! C’est finalement l’information la plus inutile à connaître sur le fonctionnement de cet appareil. J’aurais préféré qu’on m’en dise plus, avec de mots simples.

1. Un explosimètre détecte uniquement les vapeurs et gaz combustibles.

Le risque explosif lié aux poussières (charbon, céréale, bois…) n’est pas détecté par l’appareil. Les poussières encrassent le filtre.

2. Un explosimètre s’allume en zone saine

La mise à zéro, de l’explosimètre est souvent réalisée automatiquement au moment de son allumage. Si vous allumez votre appareil en présence d’un gaz inflammable, le point de référence de la mesure est susceptible de se décaler. Par la suite, lors du réseau de mesures, des valeurs négatives et une sous estimation du risque sont possibles.

3. La majorité des appareils en service sont des explosimètres à oxydation catalytique

Ce type d’explosimètre donne une mesure de la concentration d’un gaz inflammable entre 0% et 100% de la limite inférieure d’inflammabilité (LIE). La réponse de l’appareil repose sur le gaz étalon, gaz de référence à partir duquel l’explosimètre est réglé. Le méthane (CH4) est le gaz le plus utilisé pour l’étalonnage de ces appareils.

Les explosimètres à oxydation catalytique n’indiquent pas la présence de gaz combustibles dans un environnement inerté en oxygène : en dessous de 15% d’O2 dans l’air, la mesure est susceptible d’être erronée.

D’autres facteurs sont susceptibles d’influencer le fonctionnement de l’explosimètre et le mener à des réponses fausses :

L’humidité ambiante,
les températures élevées ou très basses,
les ondes électromagnétiques,
les substances siliconées, plombées ou soufrées
D’autres technologies d’explosimètres existent : conductivité thermique, ou détection infrarouge.

4. Les explosimètres n’apprécient pas les saturations inutiles

Oui ! Votre explosimètre réagira au contact du gaz du briquet. Oui ! Il régira au contact de la canalisation de gaz fuyarde. Mais est-ce bien utile de le soumettre à des telles concentrations ?

Un appareil saturé, en alarme haute, devient totalement aveugle et mettra du temps à se remettre. Le filtre et le capteur n’apprécient pas…

5. Fuyez les courbes de conversion, fuyez la précision !

Votre explosimètre indique 10 % LIE…
Sur quel gaz est-il étalonné ? l’Hexane ? Le Butane ? Le Propane ? Le Méthane ?
Et d’ailleurs, à quel gaz ou vapeurs inflammables êtes-vous confronté ?

Votre explosimètre indique une valeur : c’est suffisant pour établir la présence d’un risque inflammable dans la zone et prendre les mesures de protection nécessaires, ne perdez pas de temps avec des courbes de conversion, ce n’est pas le moment !

Parce que vous ne connaissez pas avec certitude la nature de gaz inflammable détecté.
Parce qu’il peut s’agir d’un mélange de gaz ou vapeurs.
Parce la température et l’humidité ambiantes peuvent affecter la précision des mesures.
Parce que la concentration des vapeurs dans la zone n’est pas forcément homogène.
Considérez simplement votre explosimètre comme un détecteur de gaz inflammable, en évitant des calculs approximatifs.

6. Vingt secondes !

C’est le délai nécessaire à votre explosimètre pour réagir en présence d’un gaz inflammable dans l’atmosphère. Ce temps de réaction dépend de la concentration en gaz et du modèle de l’explosimètre.

Lors de vos prélèvements, laissez le temps à l’explosimètre de réagir .


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