microbilleuse 220 l

La technique du sablage est relativement simple sur le principe : grâce à de l’air sous pression, on projette sur la surface à traiter un granulat abrasif, ce qui a pour effet de la nettoyer ou de la décaper. L’appareil utilisé est appelé « sableuse ».

Fixe ou mobile, la sableuse se raccorde sur un compresseur d’air. Grâce à l’air sous pression, le granulat est aspiré pour ensuite être projeté à l’aide d’un pistolet sur la surface à travailler. A l’image du pistolet à peinture, le pistolet de sablage peut être équipé de buses plus ou moins grandes selon le travail à réaliser.

Historiquement, c’est une technique qui n’était utilisée que dans l’industrie ou par des professionnels. Aujourd’hui, avec l’évolution des différents matériels il est possible de sabler chez soi en toute sécurité et d’obtenir de très bons résultats.

Il existe plusieurs procédés de sablage selon la surface à travailler et la quantité de matière à enlever.

Le sablage proprement dit sert principalement à décaper et fonctionne donc à haute pression. En revanche, lorsque l’on veut simplement nettoyer et préserver la surface à traiter, ou alors travailler avec précision, la technique utilisée s’appelle l’aérogommage. C’est du sablage à basse pression.
Quels sont les différents types de sableuses ?

Il existe trois types de sableuses à savoir la sableuse à dépression, la sableuse à pression et la cabine de sablage.

Sableuse à dépression

La sableuse à dépression est idéale pour les petits décapages ponctuels. L’avantage d’une telle sableuse est principalement le fait qu’elle fonctionne avec un faible débit d’air d’environ 250 l/mn – litres par minute. On peut donc la raccorder et l’utiliser avec un « petit » compresseur d’air. Elle se compose d’un bac à granulats (appelé trémie) monté généralement sur un châssis à roues, et d’un pistolet de sablage. Les granulats sont aspirés par effet Venturi lorsque l’on actionne la gâchette du pistolet et projetés sur la surface à traiter. En revanche, pour aspirer correctement les granulats, le flexible du pistolet doit être court ce qui interdit de travailler loin de la trémie et ce qui au final fait que traiter une grande surface est long et fastidieux. Une sableuse à dépression n’est en fait qu’un réservoir dans lequel on plonge un flexible ou une trémie au fond de laquelle est raccordé un flexible.

Sableuse à pression

La sableuse à pression est le modèle des professionnels ! Son principe de fonctionnement est totalement différent : les granulats sont contenus dans une cuve étanche mise sous pression. L’appui sur la gâchette du pistolet libère cette pression et donc les granulats par la même occasion. La pression et le débit en sortie de pistolet sont régulés et constants ce qui autorise des décapages puissants et intensifs. Les sableuses à pression haut de gamme autorisent plusieurs réglages, permettant bien évidemment de sabler mais également d’aérogommer (fonctionnement en basse pression) si la buse montée sur le pistolet est adaptée. La longueur du flexible n’a plus grande importance, cela permet donc une plus grande mobilité sans être forcément proche de la cuve. Toutefois, la sableuse à pression nécessite un débit d’air conséquent (3000 l/mn minimum) pour fonctionner correctement ce qui implique de s’équiper (ou d’avoir) un compresseur de forte puissance.

Cabine de sablage

La cabine de sablage, c’est la sableuse de l’atelier ! Pour décaper ou nettoyer de petites pièces en intérieur c’est l’idéal. Dans la majorité des cas, la cabine de sablage est en fait une sableuse à dépression ou d’aérogommage où le pistolet est enfermé dans une « boîte à manches ». Pour travailler, on glisse les mains dans des gants fixés au châssis de la cabine et on regarde ce que l’on fait grâce à une fenêtre. Très utilisée en mécanique ou en travail sur verre par exemple, la cabine de sablage à l’avantage de permettre un travail de précision, de ne pas propager de poussières et de fonctionner avec un compresseur de puissance moyenne (250 l/mn minimum). Certaines cabines offrent la possibilité d’y raccorder un aspirateur et disposent d’un éclairage intérieur pour une meilleure visibilité.
Sableuse : quelles buses utiliser et pour quel rendu ?

Les buses sont aux sableuses ce que les pinceaux sont aux peintres ! En fonction du travail que l’on veut réaliser, il faut choisir la bonne. Que ce soit pour du sablage ou de l’aérogommage, les buses se différencient par les caractéristiques suivantes.

Profil

Le profil (Venturi ou cylindrique) peut être passé rapidement puisque depuis l’apparition des buses Venturi, les buses cylindriques (avec un rendement bien inférieur) ne sont pratiquement plus utilisées.

Longueur

La longueur des buses (courte ou longue) se choisit de manière simple : partez du principe qu’une buse courte par rapport à une longue de même diamètre a besoin d’un débit d’air nettement supérieur (ce qui induit d’avoir obligatoirement un gros compresseur d’air) pour atteindre le même rendement.

Diamètre intérieur

Le diamètre intérieur (exprimé en mm) des buses est important. Si vous envisagez de faire de l’aérogommage, vous allez utiliser un granulat abrasif très fin, et le projeter sur des petites surfaces avec précision. Votre pistolet sera alors équipé d’une buse allant de 2 à 3,5 mm. Si au contraire, vous envisagez de sabler, votre granulat abrasif sera adapté au travail à réaliser et donc votre buse augmentera de diamètre pour passer de 4 à 12 mm. Ce qu’il faut savoir, c’est que plus votre buse est de gros diamètre, plus le débit d’air nécessaire doit être important. Là ou une sableuse à dépression équipée d’une buse d’aérogommage de 3 mm consomme environ 250 l/mn, une sableuse à pression équipée d’une buse de 12 mm en consomme 9500 ! Lorsque vous choisirez votre /vos buse(s), soyez donc très attentifs à leur consommation d’air.

Matériau

Le matériau (carbure de tungstène, céramique) a aussi son rôle sur la qualité des buses. Le carbure de tungstène est en fait le matériau standard des buses de sablage, sa solidité est assez bonne mais il est lourd et sa durée de vie n’excède pas les 300 heures. En revanche, il existe aujourd’hui différents types de céramique, le nitrure de silicium, le carbure de bore, qui ont l’avantage d’être beaucoup plus légères, aussi solides, et dont la durée de vie est bien supérieure – entre 500 et 700 heures.

Sableuse : comment choisir les granulats ?

Il existe une multitude de granulats abrasifs, de différentes grosseurs, densités, formes… Faisons ensemble le point sur les trois types les plus courants.

Grenaille métallique

La grenaille métallique est idéale pour le décapage, le dérouillage ou encore la préparation de surface -avant peinture par exemple. Son principal avantage est son fort pouvoir abrasif. C’est aussi son principal inconvénient car la grenaille ne permet pas de travailler avec précision et n’est pas recommandée pour la finition. Elle est réservée aux gros travaux de décapages. La grenaille n’est pas recyclable.

Corindon

Le corindon (brun) est un excellent abrasif pour la préparation des surfaces, il peut aussi servir à supprimer la rouille ou décaper le bois. Sa granulométrie varie de 0,1 à 2 mm.

Un de ses avantages est que sa très grande dureté fait qu’il ne dégage que très peu de poussière. Il peut s’utiliser avec tout type de sableuse – à faible ou haute pression – et il est recyclable.

Bille de verre

La bille de verre est plus orientée vers le nettoyage, l’ébavurage ou la finition de surface. C’est un abrasif doux. Sa granulométrie est très faible et située entre 0,05 et 0,6 mm. La bille de verre s’utilise à faible pression (< 5 bars), votre sableuse devra donc être équipée d’un mano-régulateur. C’est l’abrasif idéal pour de l’aérogommage – faible granulométrie à faible pression. La bille de verre est recyclable.

Sableuse : quelles autres caractéristiques ?

Juste pour vous aider lors de vos comparatifs, un petit rappel :

le filtre déshumidificateur est prévu pour éviter tout bouchage lors de l’utilisation de votre sableuse ;

le manomètre vous permet de connaitre la pression de sortie pour vos travaux d’aérogommage ou de sablage ;

la soupape de sécurité est conçue pour prévenir tout accident lié à la surpression ;

le volume de la cuve détermine l’autonomie d’utilisation cependant, celui-ci est relatif à la taille de la buse. Pour un réservoir de 50 litres par exemple, si vous sablez avec une buse de 4 mm vous aurez un temps X alors que si vous sablez avec une buse de 8mm vous aurez X/2 ;

la bande d’étanchéité pour filet est semblable au Téflon utilisé pour étancher les raccords à vis de plomberie sauf que là, c’est pour monter les buses sur un porte buse – dans le pistolet. Si vous voulez sabler correctement, à chaque fois que vous changez de buse vous êtes censé mettre de la bande sur le filetage et ensuite la monter pour que tout soit bien étanche. Dans la réalité, et en carrosserie notamment, quand vous avez de la bande c’est bien, mais quand vous n’en avez plus, vous faites sans et ça fonctionne quand même – même si vous perdez un peu d’air à la buse.

l’entonnoir est prévu pour le remplissage de la cuve en granulat ;

le pistolet ressemble le plus souvent à une vanne améliorée et c’est sur celui-ci qu’est monté la buse ;

un compresseur de 50 litres fait généralement 2 CV et restitue 125 l ce qui est un peu juste pour l’utilisation d’une sableuse à pression de 75 litres – les conditions d’utilisation ne seront pas optimales car souvent est demandé un rapport de 180l/mn à 5 bars. Mieux vaut partir sur du 100 litres – 3 CV.
Sableuse : conseils d’utilisation et entretien

Une sableuse est un appareil dangereux à plus d’un titre s’il est mal utilisé. Lorsque vous allez travailler, pensez à votre santé !

Il existe aujourd’hui des casques de sablage qui protègeront intégralement votre tête (vos yeux, vos voies respiratoires, votre crâne) alors pourquoi s’en priver ?

Un tablier et une paire de gants sont aussi bienvenus.

Même chose pour votre compresseur ! Pour le bruit, lorsque le moteur tourne, protégez-vous les oreilles d’un casque anti-bruit !

Des bouchons d’oreilles seront parfaits sous votre casque de sablage.

Pour éviter tout accident, il est vivement recommandé de bien s’informer sur les pressions d’utilisation de vos différents outils pneumatiques – surtout si vous utilisez une sableuse à pression.

De plus, certains compresseurs sont soumis à une réglementation particulière qui impose un contrôle et une inspection périodique tous les 40 mois. De nombreux accidents surviennent à cause de cuves rongées par la rouille ou de pressostats/ régulateurs de pression défaillants…