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En juillet, dansez ! Voyageons ensemble sur des rythmes d’Orient et découvrons grands et petits secrets que cache l’une des plus belles danses au monde. Loin des clichés, qu’on peut encore entendre aujourd’hui, la danse orientale ne se limite pas à une danseuse en costume paillettes réclamant des billets en dansant ni à la danse du ventre, et non ! En parcourant ce dossier, vous découvrirez tout l’art de la danse orientale, ses origines les différents styles de danse. Bien qu’elle soit majoritairement pratiquée et enseignée par des femmes, la danse orientale a également su séduire les hommes. Enfin, vous goûterez au bien-être que procure cette pratique artistique !

I) Plus qu’une danse, UN ART
1) Les origines de la danse orientale
2) Les différents styles de danse orientale
3) Les grands de la danse orientale

II) Plus qu’une danse et un art, UNE PASSION

III) Plus qu’une danse, UN BIEN-ÊTRE

IV) La danse orientale vue par ceux qui la vivent chaque jour

I) Plus qu’une danse, UN ART

1) Les origines de la danse orientale

La danse orientale n’a pas de date d’anniversaire ! Et oui, l’apparition de la première danseuse orientale dans le monde n’a pas encore été découverte par les scientifiques. Ceci dit, nombreux sont ceux qui s’accordent à dire que la danse orientale est un cadeau, qui nous vient tout droit des pays du Moyen-Orient. Pour découvrir les premiers pas de cette danse, il faudrait faire un voyage dans le passé et remonter jusque dans l’Antiquité !
Ancienne coutume égyptienne, la danse orientale était pratiquée par les femmes, qui dansaient pour célébrer la crue du Nil et remercier le dieu qui en était l’instigateur.
On dit aussi que la danse orientale célébrait les rites de fertilité, les danseuses reproduisaient alors symboliquement par exemple, les mouvements de l’accouchement, elle était donc une sorte d’hommage à la maternité.
En Orient, la danse orientale est toujours restée synonyme de fête ! Hommes et femmes dansent pour célébrer une fête religieuse, les naissances, les mariages… Tandis qu’en Occident, la danse orientale est plutôt considérée comme une discipline artistique.

2) Les différents styles de danse orientale :

En arabe littéraire, la danse orientale est parfois appelée « Raqs el Sharqui ». Traduction : «Raqs » signifie danse et « el sharqui » fait référence à l’Est ou l’Orient par rapport au monde arabe.

La danse orientale a plusieurs facettes :

– Les styles « Baladi » et Shaâbi », originaires du Moyen Orient, danses plutôt traditionnelles pratiquées à la fois par les hommes et les femmes. Danse traditionnelle d’Egypte, le baladi est un véritable moyen d’expression. La danseuse dit à son public « regarde ma hanche, non plutôt mes épaules, je viens vers toi, oh non, je recule plutôt… »

* Danseuse orientale Magda avec une canne

– Le style « Sharqi » est le style le plus pratiqué en Occident. Il est dansé principalement par les femmes. Le costume de la danseuse est raffiné, orné de perles, de sequins…, ses mouvements sont amples et élégants.

* Shahrazad

– Le style « tribal », apparu récemment, provient des Etats- Unis et se danse sur une musique simple, folklorique. Le costume de la danseuse « tribale » est exagéré, les couleurs sont accentuées, soit très vives, soit très sombres.

* Oriental Tribal Style

3) les grands noms de la danse orientale :

On pourrait faire un dossier des grands noms de la danse orientale car il y a tellement de danseuses, et de danseurs de danse orientale connus dans le monde entier, qu’il est impossible de tous les citer. Impossible cependant de parler de danse orientale, sans parler de Samia Gamal, de Leila Haddad ou encore de Mayodi (et j’en oublie sûrement !)

– Samia Gamal, née en 1924 est une des figures qui a marqué l’histoire de la danse orientale. En arabe, son nom de scène signifie beauté. Beauté qu’elle a offerte à de nombreuses reprises lors de ses danses parues dans divers films. Sami Gamal a dansé jusqu’à l’âge de 70 ans !

– Leila Haddad décide après avoir terminé ses études de se consacrer totalement à la passion qui l’habite : celle de la danse orientale ! Une passion qu’elle transmet à un public international.

– Mayodi, véritable magicien du monde de la danse orientale mais aussi chorégraphe, et fondateur du Ballet El Noujoum (Les Etoiles), il jouit d’une renommée internationale !

Et il en existe bien d’autres ! Tous et toutes plus célèbres les uns que les autres, souvenez-vous des Belly Dance Superstars, que vous avez sûrement dû déjà apercevoir à la télévision !

II) Plus qu’une danse et un art, UNE PASSION

En regardant les bassins des danseuses orientales vibrer et leurs poignets onduler au rythme des percussions, vous vous dîtes peut-être : « c’est magnifique, ce qu’elles font ces danseuses, mais moi je n’y arriverai jamais ! » Et bien, détrompez-vous ! Il est certain qu’en frappant à la porte d’un cours de danse, situé à deux pas de chez vous, vous découvrirez la danseuse qui se cachait en vous !

Qu’y a-t-il derrière la porte des cours de danse orientale ?

A part la ou le prof de danse, ses élèves, la musique et les foulards à sequins, bien des secrets vous seront révélés : la souplesse du bassin, des poignets, de la tête et du corps tout entier, un moyen d’exprimer vos émotions…

Les grands principes qui sont enseignés lors d’un cours de danse orientale sont les suivants : la notion d’équilibre, l’isolation des différentes parties du corps, la notion de rythme…etc. Et il y a encore bien d’autres secrets que vous pourrez découvrir au fil des cours !

-> Oumaya, professeur de danse a dévoilé quelques secrets :

Amélie : Comment vois-tu qu’une personne sait bien danser ?
Oumaya : A son rayonnement, sa beauté, son plaisir, à la disparition de l’expression de son égo…

Et les hommes dans tout ça ?

L’image de la femme est très présente dans la danse orientale, mais paradoxalement les hommes des pays orientaux pratiquent la danse orientale.
Attention ! Les hommes ne dansent pas comme les femmes. On peut dire que la danse orientale pratiquée par les danseurs est plutôt synonyme de fête et d’art martial !
Lors de spectacles, les danseurs entrent alors dans la peau d’un guerrier en maniant symboliquement des armes, ou en équilibristes en portant des tambours, des tapis, une canne…La danse orientale pratiquée par les hommes doit donc mettre en avant la condition physique, la force et l’habileté.
La magie se crée alors lors de la rencontre entre la grâce et la féminité des danseuses et la force et la masculinité du danseur.

-> Le point de vue d’Oumaya :

Amélie : T’es-t-il déjà arrivé d’accueillir des danseurs dans tes cours ou dans tes stages ?
Oumaya : Oui

Amélie : Penses-tu que les danseurs (hommes) peuvent apporter quelque chose en plus à la danse orientale que les danseuses (femmes) ?
Oumaya : Ils apportent quelque chose de différent évidemment…un plus, dans le sens ou leur présence permet de mettre en scène des situations réalistes, et est nécessaire notamment, dans la pratique de certaines danses folkloriques. En ce qui concerne les cours et les stages, la présence masculine modifie très fort l’ambiance du groupe et c’est une décision à prendre, et à annoncer d’emblée, « homme admis ou pas »…

III) Plus qu’une danse, UN BIEN ÊTRE

Toutes celles et ceux qui la pratiquent aussi bien en amateurs qu’en professionnelles s’accordent à dire que la danse orientale a des vertus presque thérapeutiques !

La pratique de la danse orientale apporte un bien-être physique :

C’est bien connu, on danse le dos droit et la tête fière, conséquence : envolés les douleurs dorsales, torticolis et autres petits bobos quotidiens !

Les mouvements de la danse orientale sont dits « isolés », c’est-à-dire que la danseuse fait danser par exemple l’une de ses hanches sans qu’aucune autre partie de son corps ne bouge d’un millimètre ! Les danseuses acquièrent donc au fil des années de pratique une maîtrise totale de leurs corps.

A toutes celles, qui ne cessent de dire qu’elles sont trop maigres, trop grosses, trop raides, la danse orientale est là pour soulager leurs souffrances ! Et oui, il faut danser pour être belle ! En pratiquant régulièrement la danse orientale, celles-ci verront leur taille s’affiner, leur silhouette se redresser et leur corps se muscler en harmonie.

-> Oumaya, thérapeute psycho corporelle jusqu’en 2001, nous en parle…

Amélie : J’ai lu que tu avais été thérapeute psycho corporelle jusqu’en 2001, est-ce que cette expérience te sert dans l’enseignement de la danse orientale, en fais-tu profiter tes élèves ?
Oumaya : Oui, bien sûr, pas en terme d’analyse de l’autre, sinon j’aurais poursuivi mes consultations, mais plutôt en terme de connaissance du corps et des liens, émotions-os-muscles-tension, très utiles aussi pour débloquer certaines situations ou mouvement, par exemple la gestion du stress…la timidité.

La pratique de la danse orientale apporte sourire et bonne humeur :

Un conseil, si vous assistez à un cours de danse orientale, pratiqué sans sourire ou sans joie, fuyez ! La danse orientale est un véritable moyen d’expression et un art, dans lequel tous les corps sont sublimés. Observez bien les différentes photos des danseurs et danseuses orientales, vous verrez qu’ils ne se ressemblent pas toujours. Contrairement à d’autres disciplines, la danse orientale n’exige pas de ses danseurs une certaine taille ni un certain poids. Petits, grands, ronds et minces peuvent tous et toutes devenir des danseurs ou des danseuses hors pairs ! Certaines seront même surprises de se réconcilier avec leurs corps grâce au bien être procuré par la musique et la danse venues d’ailleurs…

Le point de vue d’Oumaya :

Amélie : Qu’est ce que la danse orientale peut apporter à ceux qui la pratiquent ?
Oumaya : Un plaisir sans fin, une grande libération (au sens large) ; une meilleure santé et surtout une ouverture au monde !

IV) La danse orientale vue par ceux qui la vivent chaque jour !

Qui est Oumaya ?

Oumaya offre et organise des cours, stages, voyages, évènements, spectacles, liés a la danse orientale et aux folklores , traditions, et spiritualités du monde arabe, du Proche et Moyen Orient. Les cours d’Oumaya ont lieu en Belgique, à Liège.

Amélie : As-tu créé ta propre troupe de danse ? Si oui, peux-tu nous la présenter ?
Oumaya : Après de multiples tentatives, j’ai abandonné le projet de la troupe, les problèmes d’organisation étouffaient le plaisir de danser… Je travaille en solo, avec un ou des musiciens quand c’est possible…

Amélie : As-tu déjà été passionnée par d’autres danses ? Pourquoi avoir choisi d’enseigner la danse orientale, qu’a-t-elle de plus que les autres danses ?
Oumaya : Je n’ai pas eu le choix, c’est la danse orientale qui m’a possédé par ses richesses et ses possibilités …mais j’aime toutes les danses, sans exceptions.

Amélie : Peux-tu nous dire ce que représente pour toi la danse orientale ?
Oumaya : Pour moi la danse orientale est une synthèse entre l’éternité, la tradition, la modernité, un hommage à la féminité et la sensualité, au mystère. Une opportunité de mettre en lumière la puissance du féminin sacré, sans connotation vulgaire ni de soumission !
Une sensualité partagée, une occasion extra ordinaire de vivre une relation intime avec la musique, un lien entre toutes les « origines » et les femmes du monde…

La représentation de la danse orientale selon Oumaya :

– En Belgique :

Amélie : Selon toi, est-ce que la danse orientale est bien représentée et bien perçue en Belgique ?
Oumaya : Disons que le public perçoit ce qu’on lui montre et bien souvent, ce qui est présenté n’est pas très flatteur pour les femmes…

Amélie : Quels sont les clichés que tu entends le plus souvent au sujet de la danse orientale ? Comment réagis-tu ? A ton avis, d’où viennent ces clichés ?
Oumaya : Les clichés ne concernent pas la danse orientale dans son essence mais ses dérives…

Amélie : Penses-tu que la pratique de cette danse va se développer (en Belgique) dans les années à venir ?
Oumaya : La DO a connu un énorme succès ces dernières années et j’ai l’impression que la tendance actuelle va vers d’autres choses, maintenant chaque club sportif propose un cours, mais est-ce un sport ? La DO est une pratique de long terme et de maturité, elle évolue et s’approfondit avec la persévérance, notre société aime le prêt à consommer, la facilité, au delà de l’exaltation du premier achat de costume, l’enthousiasme diminue souvent…

– A travers le monde :

Amélie : Tu as beaucoup voyagé, comment est perçue la danse orientale dans les autres pays, dans les pays orientaux ?
Oumaya : Paradoxe suprême, voici ma conclusion « ils ne savent pas vivre sans danseuses mais si leurs filles annoncent qu’elle veux faire carrière dans la danse, ils préfèrent mourir ou la tuer […]
En Inde par contre la danse est reconnue comme un art sacré et les tabous du corps ne sont pas les mêmes…évidemment, chaque cas est différent et c’est difficile de généraliser ; la pudeur et le respect ne sont pas liés qu’a un bout de chair ou de cheveu…

En Tunisie, j’ai trouvé plus de curiosité et d’ouverture, mes amis tunisien(ne)s parle de plus d’hypocrisie…

Il est vrai que la vue d’un sein jaillissant d’un soutien-gorge ferait réagir n’importe qui dans n’importe quel pays…Je suis peut être vieux jeu, mais je ne crois pas à la nécessité d’être à moitié nue pour bien danser, au contraire la contrainte du costume est souvent un obstacle dans la liberté de mouvement. J’ai souvent eu à cacher cet aspect de ma vie professionnelle, pendant une longue période, après avoir construit des relations de confiance, j’ai introduit le sujet, comme l’aspect show ne m’intéresse pas trop, j’ai plutôt essayé de découvrir et comprendre le sens des danses traditionnels en participant aux fêtes. Et ensuite « essayer » de m’y intégrer …

En Egypte où j’ai séjourné longuement, la danse orientale n’a rien à voir avec celles qu’on présente ici (en Belgique) comme telle… Une anecdote, j’avais apporté au Caire, à des amis amateurs de danse et de musique, une k7 avec des célébrités du monde de la DO et j’ai entendu demander : « c’est quoi comme danse ? » Là, j’ai compris qu’il ne suffit pas de s’approprier des titres, des mots des diplômes pour intégrer et exprimer une culture immense.