vernee thor pas cher

Le Thor a surtout fait parler de lui pendant quelques jours car Verne a eu la bonne idée idée de s’associer avec Uber pour son lancement dans une forme de subvention positionnant alors le mobile à 49,99 $ les premiers jours de sa commercialisation. Un coup de Mjöllnir dans la concurrence, mais aujourd’hui le Thor revient « dans le rang » avec un tarif d’environ 140 €.

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Pour ce tarif clément, le smartphone embarque tout de même un écran tactile LCD IPS HD de 5 pouces, soit une définition de 1280 x 720 px sur une diagonale de 12,7 cm, une puce mobile octo-cœur MediaTek MT6753 (huit cœurs ARM Cortex-A53) cadencée à 1,3 GHz, une mémoire vive de 3 Go et une capacité de stockage de 16 Go extensible via l’ajout d’une carte microSD. L’appareil photo arrière embarque un capteur de 13 Mpx, pour 5 Mpx sur le capteur avant, un lecteur d’empreinte digitale se loge également au dos et le tout est alimenté par une batterie d’une capacité de 2800 mAh. C’est Android 6.0 Marshmallow qui se charge d’animer tout ce petit monde, tandis que sur la partie téléphone, le Thor est compatible 4G LTE catégorie 4 (débit maximal théorique jusqu’à 150 Mb/s) et embarque Bluetooth 4.0, Wi-Fi a/b/g/n et deux logements pour cartes SIM.

ERGONOMIE ET DESIGN 4/5

Le Thor se révèle, il faut l’avouer, une belle réussite en matière de construction et de finition. Rien ne vient jamais finalement trahir son positionnement tarifaire d’entrée de gamme. Son écran adhère à la mode du « 2,5D », c’est-à-dire que tout son pourtour se finit en légère courbe. Cela confère d’autant plus à l’appareil un aspect de galet homogène. Au dos, la coque peut se retirer, mais simplement pour accéder aux logements SIM et microSD, la batterie étant inamovible.

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La préhension du smartphone est sûre, notamment grâce à la matière utilisée au dos, un revêtement léger en gomme, qui empêche le Thor de glisser. L’appareil aurait pu être plus compact encore puisque son écran n’occupe que 69 % de la surface avant. Vernee perd de l’espace sur la partie inférieure du mobile en intégrant des touches sensitives.

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Quel dommage en revanche que le lecteur d’empreinte enregistre un si grand nombre d’erreurs. On en vient souvent à entrer son schéma ou son code PIN après 5 essais qui bloquent temporairement l’usage du lecteur. Frustrant, d’autant que lorsque ce dernier fonctionne bien, il déverrouille très vite le mobile et peut même le réveiller depuis la veille sans appuyer au préalable sur un bouton.

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Côté chauffe, le Thor monte quelque peu en température sur les usages gourmands (photo et jeu vidéo principalement), mais sans jamais dépasser les 32°C ni vraiment en venir à gêner l’utilisateur.

ECRAN 3/5

L’écran tactile du Thor oscille entre l’excellent et le moyen. Tout d’abord, sa définition implique une densité d’affichage de 294 pixels par pouce, ce qui reste suffisant pour offrir un confort de lecture certain, alors que son contraste moyen se classe directement dans le haut du panier du marché des dalles LCD mobiles avec 1549:1, quand sa luminosité maximale atteint un bon 447 cd/m². Toutefois, la lisibilité globale est entachée par une réflexion lumineuse de la dalle de 17 %, induisant une petite gêne en extérieur.

COLORIMÉTRIE

4,7

La gestion des couleurs est moyenne mais reste très correcte, avec un delta E moyen à 4,7 et un bon comportement dans les tons de gris. Pas de couleurs folles, donc, mais malheureusement une dérive vers le bleu se fait sentir et pour cause : le Thor propose une température des couleurs d’un peu plus de 8100 kelvins. Enfin, la réactivité de la dalle se cale dans le ventre mou du LCD IPS, avec un retard tactile de 89 ms — la moyenne du secteur — et un temps de rémanence de 17 ms.

INTERFACE ET NAVIGATION 4/5

Difficile de faire plus neutre que ce Thor, Verne ayant choisi de ne pas compliquer ou transformer la vie mobile de ses utilisateurs en proposant un Android 6.0 Marshmallow quasi nu. Toutes les applications Google ne sont pas au menu au démarrage, mais une base est déjà chargée (Play Store, Gmail, YouTube, Photos). Les autres sont téléchargeables gratuitement sur le Store Google.

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Belle optimisation globale de la part de Vernee avec une puce MT6753 qui n’a pas à rougir en puissance pure devant les plates-formes des Samsung Galaxy A3 et Honor 5X, respectivement en Exynos 7580 et Qualcomm Snapdragon 616. En termes de comportement logiciel, le Thor se met donc à leur hauteur, avec une fluidité constante et aucun bug détecté durant nos 10 jours d’utilisation. Les 3 Go de RAM ne sont d’ailleurs pas totalement étrangers à ce constat. Pour qui souhaite un Android simple et peu onéreux, ce mobile offre de solides prestations logicielles.

MULTIMÉDIA 4/5

Tous les fichiers sont lisibles par le lecteur vidéo de Google qu’intègre Vernee dans le Thor. En revanche, pour avoir accès à des options intéressantes pour de la vidéo (gestion des sous-titres, tailles des textes, des images, mode fenêtre), il faut puiser dans le magasin d’application Play Store pour trouver player à votre envie. Le Thor reste quoi qu’il en soit un agréable pourvoyeur de vidéos mobiles.

VIDÉO

AUDIO

La prestation audio du Thor est loin d’être catastrophique. La sortie casque passe même tout près de l’excellence, avec une distorsion négligeable, une plage dynamique parmi les plus larges que nous ayons vues et une restitution de l’image stéréo excellente. Malheureusement, tout cela se fait au détriment de la puissance, limitée ici, qui empêchera les casques les plus gourmands de profiter pleinement de sa musique.

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Le haut-parleur n’est tout de même pas dans un registre similaire. Il n’est pas très puissant non plus et fait la part belle aux sifflantes, ce qui est un peu agressif pour les oreilles. Il passera seulement pour des appels, d’autant que son positionnement au dos l’empêche de donner le meilleur de lui-même lorsqu’il est posé sur une table.

JEU

Entre sa définition et sa plate-forme MediaTek rodée (et la puce graphique Mali-T720 MP3), le Thor dispose d’un comportement satisfaisant en jeu vidéo. Même les titres 3D les plus puissants, type Real Racing 3 ou Riptide 2, tournent avec fluidité, sans vraiment de ralentissement et avec des chargements plutôt rapides. La qualité graphique est forcément au rabais par rapport à des monstres Android haut de gamme, mais au moins, le plaisir de jeu n’est jamais gâché par un cahot du smartphone.

PHOTO 3/5

Du 13 Mpx, soit la définition que l’on retrouve presque partout sur les smartphones chinois émergents depuis quelques mois (et un peu du 20 Mpx). Comme souvent, le capteur vient de chez Sony. Fait étonnant, il convient de ne pas vraiment tenir rigueur du résultat affiché par l’écran du smartphone. En effet, Vernee semble imposer un traitement d’image spécifique sur l’affichage des photos. Un traitement « sale », qui donne l’impression que les clichés sont un poil ratés ou que l’APN du Thor n’est tout simplement pas à la hauteur. Car l’appareil photo du Thor est réellement une bonne surprise.

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Certes, il lisse un peu et tout le temps, mais il propose un bon niveau de détails, un piqué correct et un beau rendu des contours, sans agression avec un quelconque algorithme de renforcement. On note tout de même un comportement aléatoire sur la mise au point des sujets très proches. Il conviendra de bien forcer l’autofocus, mais le résultat n’est jamais garanti. L’interface, pur produit Android 6.0 sans vraiment de retouche, est simple, réactive et sans saveur.

En basse luminosité en revanche, c’est un peu la catastrophe. Concrètement, le Thor est incapable de vous donner quelque chose de correct dès que la lumière commence à se faire la malle. Les détails sont encore un peu de la partie, mais quasiment pas de lumière attrapée au vol, un comportement bien plus lent… Bref, on passe.
Retrouvez le Vernee Thor dans notre Face-à-Face Photo.

Le capteur avant ne fait pas de miracle, mais pourra tout à fait être utilisé comme machine à autoportraits avec plus ou moins de réussite. L’angle de prise de vue n’est pas très grand, l’APN reste rapide au déclenchement et l’on note un début de rémanence en faible luminosité.

AUTONOMIE 4/5

Avec une batterie de 2800 mAh, le Thor adopte un accumulateur à même de le tenir éveillé un petit bout de temps, surtout au regard de son équipement pas si gourmand que cela. Dans l’absolu, le Thor réalise de belles prouesses en autonomie générale puisque, sur notre protocole viSer, il propose une endurance de 14h31, soit plus de 2 jours de fonctionnement. Un résultat costaud, à la hauteur d’un Meizu Pro 5 ou de l’Acer Liquid Z630S. Néanmoins, nous avons constaté aussi que le Thor encaisse moins bien les alternances jeu vidéo / vidéos, ces usages pompant bien plus de batterie et pouvant alors faire descendre l’autonomie à moins d’un jour et demi.

Autonomie Vernee Thor
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En lecture vidéo, le Thor réalise un temps de 7h46 en continu sur Netflix. Un résultat moyen, qui le rapproche d’un Asus Zenfone 2 550ML (entrée de gamme), d’un LG G3S et plus endurant de 30 minutes environ qu’un Honor 5X. L’appareil est doté d’une charge rapide… pas si rapide puisqu’il lui faut un peu plus de 2h pour un cycle complet.

Le Thor côté téléphone
Android nu oblige, le Thor n’offre pas une gestion poussée des contacts, mais va directement à l’essentiel. Le clavier tactile intègre bien entendu la saisie par tracé des mots et, que ce soit par ce biais ou via le tapotement classique, le smartphone encaisse bien et avec précision les envies de mots de l’utilisateur.

Côté accroche réseau, la 4G et le Wi-Fi se placent dans une bonne moyenne. Sans être optimal sur ces sujets — nous avons rarement eu une 4G à fond et le Wi-Fi peut perdre en intensité sans que l’on soit trop éloigné de la source —, le Thor s’en sort très honnêtement. Côté GPS, la navigation est plutôt précise (4 à 6 mètres) et le premier fix s’effectue en 6 s environ.
En revanche, le mobile patine un peu plus que pas mal de mobiles de milieu/haut de gamme en intérieur avec et sans Wi-Fi. Pour les appels, le Thor conserve un bon niveau d’écoute et de restitution des paroles, malgré un très léger souffle.
POINTS FORTS
Fort contraste et bonne luminosité de l’écran.
Construction sérieuse.
Double-SIM + microSD sans sacrifice.
Capteur photo arrière correct en conditions clémentes.
Section sonore satisfaisante.
Autonomie.
POINTS FAIBLES
Lecteur d’empreinte vraiment perfectible.
Écran qui tire vers le bleu.
Autonomie en vidéo / Multimédia souvent trop gourmand.
Capteur photo à la ramasse en basse lumière.
Charge rapide pas vraiment rapide.
CONCLUSION 3/5
Le Thor est une impressionnante entrée en matière de la part de Vernee. La marque semble maîtriser son sujet, malgré quelques défauts inhérents à ce type de positionnement pour un produit mobile. Restera toujours en suspend la crédibilité technique et logicielle que l’on peut apporter à ce genre de marque sur le long terme, mais aujourd’hui, le Thor constitue l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur par endroit, rapport équipement-qualité/prix du marché sous les 150 €.